Le Conseil Épiscopal Justice et Paix (CEJP TOGO) lance un appel à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un consultant externe ou d’un cabinet d’études en vue de la réalisation de l’évaluation finale du projet « Consolidation de l’engagement des leaders d’opinion, des jeunes et des femmes à la citoyenneté et à la solidarité – CECS II », mis en œuvre dans 28 communes du Togo avec l’appui de Misereor et Secours Catholique Caritas France.
Termes de références
Évaluation finale du projet « consolidation de l’engagement des leaders d’opinion, des jeunes et des femmes à la citoyenneté et à la solidarité – CECS II » Période : 3 août au 16 septembre 2026 DIOCÈSES : Aného, Atakpamé, Dapaong, Kara, Kpalimé, Lomé, et Sokodé
A. CONTEXTE
Le Conseil Episcopal Justice et Paix Togo (CEJP TOGO) a obtenu de ses partenaires Misereor et Secours Catholique Caritas France un appui financier pour la mise en œuvre de la phase 2 du Projet « Consolidation de l’engagement des leaders d’opinion, des jeunes et des femmes à la citoyenneté et à la solidarité – CECS II » au sein de 28 communes du Togo.
D’une durée de trois (3) ans, le projet a démarré le 1er octobre 2023 et arrive à terme le 30 septembre 2026. Le but de ce projet est de contribuer à l’amélioration de la cohésion sociale au sein de 28 communes ciblées. Plus spécifiquement, il s’agit dans un premier volet de faire des leaders d’opinion, des jeunes et des femmes, des acteurs qui travaillent pour le vivre-ensemble et la participation citoyenne dans leurs communautés. Le volet 2 du projet entend œuvrer pour le renforcement des capacités d’action du Réseau des Héritiers de Mandela et des Clubs Justice et Paix (HdM & CJP)[1] dans la promotion de l’interculturalité, de l’inter religiosité et de la citoyenneté responsable auprès de leurs pairs.
Les 28 communes ciblées sont soit rurales, soit semi-urbaines. Les populations de ces communes sont confrontées à des problèmes tels que les litiges fonciers opposant des communautés, des familles, des individus ; le problème de limites territoriales des cantons et villages ; les conflits liés à la transhumance, les conflits liés à la chefferie traditionnelle ; le manque de capacité ou de culture civique limitant la participation citoyenne ; l’absence de dialogue entre les autorités et la population…
Les bénéficiaires du projet sont composés de 3360 participants directs répartis en 4 catégories. La première catégorie regroupe 280 leaders d’opinion (maires, conseillers municipaux, imams, prêtres, pasteurs, chefferie traditionnelle, responsables d’ONG locales, représentants locaux des partis politiques, forces de sécurité et de défense, etc.) des 14 nouvelles communes. La deuxième catégorie est constituée de 560 jeunes et femmes (artisans, agropastoraux, Conducteurs de taxi moto, revendeurs-ses, mouvements religieux de jeunes, étudiant-e-s) de 14 nouvelles communes. La troisième catégorie est composée de 420 membres de 14 Comités Locaux de Gouvernance Participative (CLGP) créés au cours de la première phase du projet. La quatrième catégorie est composée de 2100 jeunes du Réseau des Héritiers de Mandela et des Clubs Justice et Paix.
D’octobre 2023 à ce jour, plusieurs activités ont été réalisées dans le cadre du projet, notamment :
- la formation des groupes cibles sur l’approche 3B/4D de la cohésion sociale puis en citoyenneté et civisme ;
- l’opérationnalisation de 14 nouveaux Comités Locaux de Gouvernance Participative (CLGP) ;
- le soutien aux 28 CLGP (accompagnés) dans l’organisation de fora sur la décentralisation, la participation citoyenne et le développement local ;
- l’organisation des rencontres d’échange et de dialogue entre les autorités, les jeunes et femmes sur les sujets de préoccupation communautaire ;
- la réalisation des émissions radiophoniques ainsi la diffusion des spots de sensibilisation sur la cohésion sociale et la citoyenneté-civisme,
- le déploiement d’initiatives communautaires ludiques et socioculturelles autour de la cohésion sociale et de la citoyenneté-civisme ;
- l’organisation d’ateliers et de forums de diagnostic organisationnel du Réseau des HdM & CJP, puis d’élaboration de textes organiques du Réseau des HdM & CJP ;
- le soutien aux initiatives du Réseau HdM & CJP ;
- l’organisation de concours de valorisation des talents des jeunes ;
- l’organisation de camps diocésains des jeunes du Réseau HdM & CJP,
- l’organisation de deux ateliers d’apprentissage ;
- l’organisation d’une évaluation externe à mi-parcours ;
- etc.
Dans le cadre de ce projet, une évaluation finale est prévue afin d’apprécier les résultats obtenus, puis capitaliser les leçons apprises ainsi que les acquis.
Les présents termes de référence sont élaborés pour permettre le recrutement d’un consultant en vue de la réalisation de l’évaluation finale du projet CECS II.
[1] Le Réseau des Héritiers de Mandela et les Clubs Justice et Paix (HdM & CJP) est un réseau de jeunes (collégiens, lycéens, étudiants, apprentis) et des enfants des écoles primaires, sans distinction de religieuse, de culture ou d’ethnie qui contribuent à l’éducation de leurs pairs sur les valeurs d’interculturalité, d’inter religiosité, de la non-violence, de la responsabilité, et du leadership.
B. OBJECTIFS POURSUIVIS
- Evaluer le niveau de réalisation des activités et des produits du projet, en analysant les résultats prévus et imprévus obtenus au regard des objectifs, des indicateurs de performance et des ressources mobilisées ;
- Mesurer les effets et l’impact du projet dans les 28 communes d’intervention, en examinant les changements induits auprès des bénéficiaires, des communautés et des institutions concernées, ainsi que la contribution effective aux objectifs de développement durable (ODD) ciblés par le projet ;
- Identifier et documenter les leçons apprises tout au long de la mise en œuvre du projet, en mettant en évidence les facteurs ayant favorisé ou entravé l’atteinte des résultats ;
- Capitaliser les bonnes pratiques, les approches innovantes et les expériences réussies développées dans le cadre du projet, afin de favoriser leur diffusion, leur réplication ultérieure ;
- Apprécier la durabilité des acquis du projet, notamment les mécanismes mis en place pour assurer la pérennisation des résultats et des bénéfices après la clôture du projet ;
Formuler des recommandations stratégiques, opérationnelles et prospectives, fondées sur les constats de l’évaluation, en vue d’améliorer les interventions futures et de renforcer la pérennité des acquis.
C. RESULTATS ATTENDUS
Les résultats concrets attendus de la mission sont les suivants :
- Le niveau de réalisation des activités et des produits est clairement établi, avec une analyse des écarts entre les prévisions et les réalisations, ainsi que l’identification des résultats inattendus (positifs ou négatifs) ;
- Les effets et l’impact du projet dans les 28 communes d’intervention sont documentés et mesurés, mettant en évidence les changements observés auprès des bénéficiaires, des communautés et des institutions concernées.
- Les leçons apprises issues de la conception, de la mise en œuvre et du suivi du projet sont documentées, afin d’éclairer la conception et la gestion des futures interventions similaires ;
- Les bonnes pratiques et approches innovantes développées dans le cadre du projet sont capitalisées et formalisées, avec une analyse de leur potentiel de réplication et de mise à l’échelle ;
- Le niveau de durabilité des acquis et des mécanismes de pérennisation mis en place est évalué, en mettant en évidence les opportunités et les risques susceptibles d’affecter la continuité des résultats après la clôture du projet ;
Des recommandations opérationnelles et stratégiques, hiérarchisées et réalisables sont formulées à l’attention des différentes parties prenantes pour consolider les acquis et améliorer les futures interventions.
D. CHAMP DE L’ÉVALUATION
L’évaluation finale du projet CECS II s’inscrit dans le cadre du suivi-évaluation dudit projet. Cette évaluation se déroulera dans la zone du projet. L’évaluation sera de nature à la fois quantitative et qualitative. Elle devra permettre de disposer de données complémentaires pour renseigner certains indicateurs du projet tels que :
- Le niveau d’appropriation du projet par les parties prenantes ;
- Le niveau d’amélioration de la cohésion sociale dans les communes cibles du projet ;
- Le niveau d’amélioration du civisme et de l’engagement citoyen ;
- Nombre d’initiatives prises par les bénéficiaires après les formations ;
- Le nombre de Comités locaux de gouvernance participative (CLGP) opérationnels ;
- Le nombre de rencontres de dialogue entre les autorités, les jeunes et les femmes ;
- Le niveau de structuration du Réseau HdM & CJP dans chacun des 7 diocèses du Togo ;
- Le nombre d’initiatives prises par les jeunes et enfants du Réseau des Héritiers de Mandela et des Clubs Justice et Paix (HdM & CJP);
- etc.
E. DESTINATAIRES DE L’ÉVALUATION
Les résultats de l’évaluation seront destinés aux différentes parties prenantes du projet, notamment :
- Le commanditaire : le Secrétariat Permanent et les CEJP diocésains ;
- Les partenaires : Misereor et Secours Catholique Caritas France ;
- Les acteurs institutionnels impliqués : les 28 mairies.
F. CRITÈRES DE L’ÉVALUATION
L’évaluation portera sur les six critères du Comité d’Aide au Développement de l’OCDE, à savoir : la pertinence, la cohérence, l’efficacité, l’efficience, l’impact et la durabilité. L’analyse de ces critères permettra d’apprécier de manière globale la qualité de l’intervention, les résultats obtenus ainsi que les perspectives de pérennisation des acquis du projet.
- La pertinence: mesure dans laquelle, les interventions du projet correspondent aux besoins, attentes et priorités des parties prenantes (groupes cibles, pays, Communes retenues comme zones d’intervention, les partenaires techniques et financiers) : (i) analyser les attentes et besoins des parties prenantes au projet ; (ii) analyser le niveau de participation des bénéficiaires formés sur la cohésion sociale et la citoyenneté-civisme et les membres des CLGP aux affaires de leurs communes respectives ; (iii) relever et analyser les effets positifs ou négatifs du projet sur les groupes cibles, les bénéficiaires, les communes, le pays.
Questions évaluatives :
- Le projet est-il aligné sur les priorités des autorités locales et des politiques nationales de gouvernance ?
- Les objectifs du projet répondent-ils aux besoins prioritaires des bénéficiaires ?
- Les activités déployées sont-elles adaptées au contexte socioéconomique et institutionnel des communes diocèses et communes touchés ?
- La logique d’intervention et des hypothèses qui sous-tendent les résultats attendus est-elle pertinente ? Etc.
— — —
- L’efficacité: mesure dans laquelle, les interventions ont atteint ou permettent d’atteindre les objectifs immédiats ou les résultats escomptés du projet : (i) apprécier le niveau d’atteinte des résultats et des indicateurs du projet au moment de l’évaluation ; (ii) Faire l’analyse genre de la chaine des résultats obtenus, les changements observés et les suggestions des bénéficiaires directs et indirects du projet pour la poursuite des activités futures.
Questions évaluatives :
- Dans quelle mesure les objectifs du projet ont-ils été atteints ?
- Quel est le nombre de bénéficiaires directs touchés, par sexe, âge et par catégories ?
- Les activités prévues ont-elles été réalisées dans les délais prévus ?
- Les bénéficiaires ont-ils effectivement des connaissances et compétences renforcées ?
- Les acteurs locaux participent-ils davantage aux actions de promotion de la cohésion sociale et de la citoyenneté responsable dans leurs ressorts territoriaux respectifs ? Etc.
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- Efficience : mesure dans laquelle les résultats ont été obtenus de la manière la moins coûteuse possible. Mesure dans laquelle les ressources ont été judicieusement converties en résultats tangibles de façon économique : (i) déterminer les activités qui ont été réalisées conformément au chronogramme du projet et celles qui sont en retard ; (ii) analyser le rapport entre l’utilisation des moyens matériels, humains et financiers et les résultats obtenus ; (iii) apprécier le dispositif de capitalisation des informations et des données produites par le projet.
Questions évaluatives :
- Les ressources financières, humaines et matérielles ont-elles été utilisées de manière optimale ?
- Les résultats obtenus sont-ils proportionnels aux ressources mobilisées ?
- Les acticités ont-elles été réalisées dans le respect du budget et du calendrier ?
- Des approches moins coûteuses auraient-elles permis d’obtenir des résultats comparables ? Etc.
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- Impact: appréciation des changements significatifs des effets générés par le projet sur le long terme.
Questions évaluatives :
- Le projet a-t-il contribué au renforcement de la prévention/réduction des conflits et à l’amélioration du vivre-ensemble dans les zones cibles ?
- Quels changements le projet a-t-il produits sur la gouvernance locale ?
- L’engagement des jeunes du Réseau HdM & CJP dans la promotion de la non-violence et des valeurs citoyennes auprès de leurs pairs a-t-il cru ?
- Les changements observés peuvent-ils raisonnablement être imputés aux interventions du projet ?
- Des effets inattendus (positifs ou négatifs) ont-ils été observés ?
- Les jeunes impliqués dans le Réseau des Héritiers de Mandela et les Clubs Justice et Paix jouent-ils un rôle accru dans leurs communautés ?
- Les activités ont-elles favorisé l’inclusion sociale et le vivre-ensemble sans discrimination de genre, d’origine, de religion ou d’appartenance sociale ?
- Dans quelle mesure les femmes ont-elles participé aux activités et bénéficié des résultats du projet ?
- Le projet a-t-il contribué au renforcement du leadership et de l’engagement citoyen des femmes ?
- Les activités ont-elles favorisé l’inclusion sociale et le vivre-ensemble sans discrimination de genre, d’origine, de religion ou d’appartenance sociale ?
- Dans quelle mesure le projet a-t-il contribué au renforcement des capacités institutionnelles du CEJP TOGO et des CEJP diocésains ?
- Les dispositifs de coordination, de suivi-évaluation et de gestion mis en place ont-ils été renforcés grâce au projet ?
- Les capacités acquises permettront-elles la poursuite des actions après la clôture du projet ?
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- Durabilité/viabilité: mesure dans laquelle les apports d’une intervention sont susceptibles de se maintenir dans le temps une fois que les contributions des partenaires techniques et financières ont pris fin.
Questions évaluatives :
- Les acteurs locaux, notamment les CLGP et le réseau des HdM et CJP sont-il suffisamment engagés pour assurer la continuité des initiatives ?
- Existe-t-il des mécanismes ou dynamiques locales permettant de pérenniser les acquis ?
- Les collectivités locales ou d’autres partenaires sont-ils prêts à soutenir les actions dans la durée ? Etc.
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- Cohérence : Analyser les synergies avec les politiques publiques et les autres initiatives.
Questions évaluatives :
- Le projet est-il cohérent avec les politiques publiques nationales et locales ?
- Les interventions sont-elles complémentaires de celles d’autres organisations ou programmes présents dans les zones d’intervention ?
- Les activités du projet sont-elles cohérentes avec son plan stratégique ?
- Etc.
G. LIVRABLES DE LA MISSION
Les livrables attendus de la mission sont :
- Un rapport provisoire de qualité (rédigé en langue française), suivant le canevas validé par le CEJP TOGO, livré en version électronique ;
- Un rapport final intégrant les observations et amendements des commanditaires, validé et livré en version dure (physique) et en version électronique.
Le rapport d’évaluation devra au minimum comporter les rubriques suivantes :
- Résumé exécutif ;
- Introduction et contexte ;
- Objectifs et portée de l’évaluation ;
- Méthodologie ;
- Limites de l’évaluation ;
- Résultats de l’évaluation par critère OCDE-CAD ;
- Analyse des effets transversaux (genre, jeunesse, inclusion sociale, cohésion sociale) ;
- Conclusions ;
- Recommandations ;
Annexes (outils de collecte, liste des personnes rencontrées, bibliographie, termes de référence).
H. MÉTHODOLOGIE
La méthodologie détaillée de l’évaluation sera proposée par l’évaluateur en accord avec le commanditaire. Cette méthodologie devra viser une analyse critique de la performance du projet à travers les réalisations, les changements obtenus, les dynamiques impulsées et les apprentissages acquis. La qualité de cette évaluation dépend fortement de la bonne préparation en amont des acteurs impliqués. L’évaluateur se basera sur les données relatées dans les rapports d’exécution du projet et sur les données empiriques (informations qu’il collectera sur le terrain). Un échantillon représentatif des groupes cibles et des bénéficiaires du projet sera constitué dans chaque diocèse, à cet effet.
Afin de faciliter la comparaison des offres techniques, chaque candidat devra préciser notamment :
- la stratégie d’échantillonnage
- le nombre indicatif d’entretiens et de groupes de discussion ;
- les critères de sélection des communes et des personnes enquêtées ;
- les méthodes de triangulation des données.
A titre indicatif, l’évaluateur pourra rencontrer dans chaque diocèse :
- les membres du staff du CEJP diocésain ;
- le pool de formateurs diocésains ;
- un groupe de formés, membres de Comités Locaux de Gouvernance Participative ;
- Un groupe de leaders communautaires formés ou impliqués dans le projet ;
- les autorités locales : maires, conseillers municipaux, etc.
- Les responsables des radio partenaires ; etc.
L’évaluateur aura également à s’entretenir avec l’équipe de la coordination nationale du projet.
Un atelier sera organisé à l’issue de l’évaluation pour la restitution des résultats provisoires avec les principales parties prenantes. Cet atelier se tiendra à Lomé, au siège du CEJP TOGO. Les parties prenantes des diocèses ainsi que les partenaires techniques et financiers y participeront virtuellement.
L’évaluation s’appuiera sur les documents ci-après :
- le document de projet ;
- le cadre logique ;
- les rapports narratifs et financiers ;
- les outils de suivi-évaluation ;
- le rapport de l’évaluation à mi-parcours.
Le consultant respectera les principes éthiques de l’évaluation, notamment le consentement libre et éclairé des personnes interrogées, la confidentialité des informations recueillies, la protection des données personnelles ainsi que le principe de « ne pas nuire » (Do no Harm) aux personnes et communautés concernées.
Les données collectées dans le cadre de la mission ne pourront être utilisées à d’autres fins que celles prévues par la présente évaluation.
I. LIEUX DE LA MISSION
La mission d’évaluation se déroulera dans les 7 diocèses du Togo, plus spécifiquement dans les 28 communes ciblées comme zones d’intervention du projet CECS II :
| DIOCÈSES | NOUVELLES COMMUNES | ANCIENNES COMMUNES | ||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |
| DAPAONG | Tandjoaré 1 (Tandjoaré) | Tandjoaré 2 (Nano) | Tone 1 (Pana) | Tone 4 (Korbongou) |
| KARA | Binah 1 (Pagouda) | Binah 2 (Kétao) | Dankpen 1 (GuérinKouka) | Dankpen 2 (Namon) |
| SOKODE | Assoli 1 (Bafilo) | Assoli 2 (Alédjo) | Tchaoudjo 2 (Lama-Tessi) | Tchaoudjo 3 (Aléhéridè) |
| ATAKPAME | Amou 1 (Amlamé) | Amou 3 (Hihéatro) | Ogou 1 (Atakpamé) | Ogou 2 (Datcha) |
| KPALIME | Agou 1 (Agou Tavié) | Agou 2 (Amoussoukopé) | Kloto 2 (Lavié) | Kloto 3 (Kouma Konda) |
| LOME | Avé 1 (Kévé) | Avé 2 (Noépé) | Zio 1 (Tsévié) | Zio 3 (Agbélouvé) |
| ANEHO | Vo 3 (Dzrékpo) | Vo 4 (Akoumapé) | Bas- Mono 1 (Afagnan) | Bas- Mono 2 (Attitogon) |
La mission débutera le 3 août et prendra fin le 16 septembre 2026 au plus tard avec remise du rapport final. Au total 45 jours seront consacrés à la réalisation de la mission par l’évaluateur externe. Le chronogramme détaillé de la mission sera établi en concertation avec l’évaluateur externe après validation de la méthodologie.
J. ROLES ET RESPONSABILITES
Le Secrétariat Permanent du CEJP TOGO a principalement la responsabilité de :
- Définir le cahier de charge de l’évaluateur ;
- Mettre à la disposition de l’évaluateur tous les moyens et la documentation nécessaires pour le travail ;
- Convenir avec l’évaluateur de la méthodologie, du chronogramme de la mission et des horaires de travail ;
- Fournir des orientations et des conseils tout au long de la mission et en cas de sollicitation de l’évaluateur ;
- Répondre aux questions de l’évaluateur ;
- Apporter son appui technique et son expertise pour la révision et l’approbation des outils de collecte et des livrables ;
- Assurer le contrôle qualité des livrables notamment du rapport final de l’évaluation.
Les CEJP diocésains ont la responsabilité de :
- Fournir des réponses aux questions de l’évaluateur ;
- Préparer le terrain en sollicitant des rendez-vous auprès des acteurs à rencontrer dans les communes ;
- Mobiliser les acteurs locaux pour les entretiens avec l’évaluateur ;
- Mettre à la disposition de l’évaluateur toute documentation et information nécessaire à l’accomplissement de la mission.
L’évaluateur a la responsabilité de :
- Veiller au bon déroulement de la mission conformément aux termes de référence et l’offre financière convenus ;
- Veiller à la confidentialité des informations recueillies dans le cadre de la mission ; en aucun cas, il ne peut divulguer ces informations et données sans l’aval du CEJP TOGO ;
- Concevoir et faire valider les outils d’évaluation par le CEJP TOGO ;
- Respecter les délais impartis ;
- S’assurer de la qualité du rapport final de la mission d’évaluation à finale ;
- Restituer à la fin de la mission tout matériel ou bien mis à sa disposition pour les besoins de la mission ;
- Respecter les dispositions du manuel de procédures administratives et financières du CEJP TOGO ;
- Respecter la politique de sauvegarde du CEJP TOGO et les textes légaux en vigueur au Togo.
NB : Les processus et politiques du CEJP TOGO reflètent son engagement à protéger les enfants et les adultes vulnérables contre les abus et l’exploitation. L’évaluateur externe qui sera retenu devra accepter de signer et de respecter la clause de sauvegarde puis le code de conduite en matière de sauvegarde des fournisseurs et prestataires de service du CEJP TOGO.
K. PROFIL DU CONSULTANT
L’évaluateur externe doit :
- Être titulaire d’un diplôme équivalent au BAC + 4/5 ou plus en sciences sociales (économie, sociologie, suivi-évaluation, droit, ou autre) ;
- Avoir des connaissances solides en matière de gestion du cycle du projet ;
- Avoir une maitrise des outils de planification et de suivi évaluation ;
- Maitriser les outils d’évaluation participative ;
- Avoir une expérience avérée de 7 ans au moins dans le domaine du suivi-évaluation ;
- Avoir une expérience de collecte de données en ligne via les applications telles que Kobocollect, Atlan Collect, Google Forms, ou autre.
- Avoir une expérience de travail avec des acteurs communautaires et en milieu rural ;
- Avoir d’excellentes compétences en rédaction et en communication en français ;
- Avoir la maitrise de l’utilisation de l’outil informatique ;
La connaissance des langues locales (Ewé, Mina, Ifè, Kotokoli, Kabyè, Moba) serait un atout.
L. CONSTITUTION DU DOSSIER A SOUMETTRE
Le dossier de candidature comprendra, une offre technique et une offre financière :
- L’offre technique est composée d’un dossier administratif (ensemble des documents d’identité et des attestations justifiant la qualification, une attestation d’enregistrement en tant que consultant, une attestation de régularité fiscale) et d’un dossier technique (une proposition de la méthodologie, une description des résultats SMART, une proposition de calendrier incluant les différentes étapes de la mission telles que : la revue documentaire, l’élaboration des outils de collecte de données, l’atelier de cadrage méthodologique et de validation de la méthodologie et des outils, la collecte de données sur le terrain, l’analyse des données, la rédaction du draft du rapport , la restitution du draft de rapport suivie de la validation, l’intégration des amendements, la relecture et la soumission du rapport final).
- L’offre financière comporte toutes les dépenses liées à la réalisation de l’évaluation.
L’offre technique et l’offre financière doivent être envoyées dans des plis séparés. Chaque enveloppe devra contenir l’original et trois copies sous plis séparés et fermés. Les deux enveloppes séparées seront contenues dans une grande enveloppe qui devra porter les mentions « Sélection d’un consultant pour l’évaluation finale du projet CECS phase 2 » et en haut à droite, « A n’ouvrir qu’en commission ». Les plis seront envoyés au siège du CEJP Togo sis à Hédzranawoé, dans l’enceinte de la Conférence des Evêques du Togo (C.E.T.), au plus tard le 30 juillet 2026 à 16H00’. Les offres peuvent aussi être envoyées par mail. Le cas échéant, les offres techniques et financières seront envoyées en 2 fichiers distincts sous format PDF aux adresses contact@cejptogo.org et justiceetpaixtogo@gmail.com
Toute offre parvenue après l’expiration du délai de dépôt des offres sera écartée et non ouverte, quel que soit le motif de retard de réception.
Toute demande de renseignements complémentaires doit être faite exclusivement par mail à l’adresse justicetepaixtogo@gmail.com au plus tard le 28 juillet 2026, à 12H00. Toutes les réponses aux demandes de clarification seront faites au plus tard le 29 juillet 2026 à 16H30’. Pour des besoins de transparence, toute réponse faite à une demande de clarification sera également partagée avec tous les autres candidats sans mention de celui qui en est l’auteur.
M. GRILLE D’EVALUATION DES OFFRES
N° | Critères / Sous – critères | Nombre de points |
1 | Diplôme | 10 |
F BAC + 4/5 ou plus en sciences sociales (économie, sociologie, suivi-évaluation, droit, ou autre) : BAC + 4/5 =10 points ; BAC +3=5 points | 10 | |
2. | Expériences antérieures spécifiques | 30 |
F Expérience du consultant dans l’exécution de prestations de nature comparable (au moins deux prestations avec un résultat satisfaisant, 10 points par prestation) | 20 | |
F Connaissances linguistiques (3 langues locales dominantes des zones d’intervention) | 05 | |
F Durée de l’expérience ≥7 ans : 05 points ; < à 7 ans : 0 points | 05 | |
3 | Proposition technique | 40 |
F Compréhension générale de la mission | 10 | |
F Compréhension du contexte spécifique de la mission | 10 | |
F Cohérence de la démarche proposée | 10 | |
F Conformité du plan de travail proposé aux TdRs | 10 | |
| TOTAL DES POINTS | 80 |
Les offres techniques ayant totalisé une note inférieure à 70 points sur 80 points seront éliminées. Pour les offres techniques ayant obtenu au moins 70 points, le marché sera adjugé à l’offre financière la plus avantageuse.
Le CEJP TOGO se réserve le droit de rejeter toute offre incomplète ou qu’il juge non conforme à son système et à sa politique de validation et de contractualisation des fournisseurs et prestataires.
